Critiques de Robertine Barry:
« En 1907, se crée à Montréal le premier organisme féministe canadien-français : la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste. Les dames patronnesses qui l'animent, à l'ombre de l'archevêché, n'osent douter que Dieu ait modelé Ève à partir d'une côte d'Adam. Mais, au congrès de fondation, une conférencière cite Mark Twain au lieu de la Bible : Ce que l'on a trouvé de mieux pour façonner l'homme, c'est la femme. La conférencière insolente s'appelle Robertine Barry (1863-1910), connue sous le pseudonyme de Françoise. Sa biographie, Sergine Desjardins, qui raconte l'anecdote, complète, par un second tome, l'ouvrage le plus riche consacré à cette pionnière du journalisme féminin au Québec, notamment éditrice, entre 1902 et 1909, du bimensuel Le Journal de Françoise. Comme le précédent, le volume est si documenté, si vivant que l'on pardonne à l'historienne, influencée par l'art romanesque, de s'inspirer parfois de probabilités au lieu de s'appuyer sur des faits avérés. D'ailleurs, elle prend alors les précautions nécessaires en exprimant un doute. »
« Le premier volet de cette biographie, malgré son intérêt certain nous avait laissé songeur. Ce deuxième tome emporte d'emblée l'adhésion; même qu'il donne au premier un sens que l'incomplétude de l'entreprise pouvait empêcher de bien cerner. Additionnons : le premier volet, 408 pages ; le second, 520 avec ses photos. Plus de 900 pages grand format consacrées à une femme journaliste que notre mémoire, conditionnée, avait reléguée à l'oubli (...) L'ouvrage de Sergine Desjardins manifeste à l'évidence que son entreprise ne vise pas qu'à écrire une biographie de Mme Barry, mais plutôt, ce qui donne son vrai poids à ses 900 pages, à raconter la condition des femmes et le Québec, depuis le milieu du X1Xe siècle jusqu'au début du XXe, en prenant Robertine comme emblématique, exemplaire et d'opposition. (...) Bel ouvrage, que bibliographie et index complètent fort bien. 4.5/ 5.0.»
« Robertine Barry s'est appliquée à stigmatiser le côté sombre du mariage, prenant la défense de la femme, bafouée et soumise, qui avait perdu toute liberté en acceptant de partager sa vie avec un homme. Elle prend encore la défense des démunis et réclame à corps et à cris une meilleure justice sociale. Point étonnant qu'on l'ait souvent qualifiée de femme nouvelle. Cette riche biographie, qui se lit comme un roman, vient enfin combler un grand vide et ajoute à notre connaissance tant de l'idéologie que du féminisme. Il était temps qu'on accorde à Françoise (pseudonyme de Robertine Barry) une attention particulière, car elle a inauguré chez nous la lutte en faveur de l'émancipation du rôle des femmes dans notre société. À lire sans faute. »
« Ce qui est intéressant quand on lit votre livre c'est qu'on a un portrait d'époque [...] Le livre s'appelle Robertine Barry et c'est, comme vous l'avez vu, passionnant. »
« Robertine Barry : un nom qui nous est complètement inconnu, mais qui devrait faire partie de notre mémoire collective. Cette femme, qui a vécu à la fin du XIXe siècle, a su se tailler une pace comme journaliste alors que cette profession était exclusivement réservée aux hommes. Pourfandant le machisme qui était bien ancré dans les moeurs, son féminisme radicalement moderne en choquait plus d'un. Loin de se laisser abattre par les mauvaises langues, Barry répondait cependant avec humour et esprit à tous ses détracteurs afin que le Québec s'émancipe de ses idées obscurantistes. Même si cette biographie aurait gagné à être resserrée en ce qui concerne, entre autres, les renvois historiques, elle demeure un ouvrage qui nous permet de nous réapproprier notre identité en tant que peuple. »
« Grâce à Sergine Desjardins, nous en savons maintenant plus sur cette femme de conviction et d'action, première femme journaliste du Canada-français. À lire pour la découvrir et admirer le travail remarquable de Sergine Desjardins. »
« C'est plus qu'une biographie sur une personnalité que nous offre Sergine Desjardins dans les 380 pages de son livre. C'est la description d'une enfance pleine de superstitions dans la région du Bas-Saint-Laurent, il y a plus de 100 ans. C'est la somme des défis à relever pour une femme qui rêve d'écriture, au tournant des années 1900. La bibliographie est touffue : 18 pages de références, ce qui indique le soin que l'auteure a pris pour faire cheminer ses personnages le plus fidèlement dans le contexte de leur époque. »
« C'est la destinée de cette femme exceptionnelle que Sergine Desjardins nous raconte dans une biographie passionnante. [...] C'est une biographie qui est très fouillée et qui se lit comme un roman tant la vie de Robertine Barry est surprenante et riche. »
« Le mariage rappelle l'idée de la mort puisqu'il est le tombeau de l'amour. », ose écrire, en 1893, dans sa chronique de La Patrie (alors un quotidien), la première femme à faire carrière dans le journalisme au Québec : Robertine Barry (1863-1910), qui signe du prénom Françoise. À ceux qui lui reprochent son célibat, elle aime demander : « Ne vaut-il pas mieux faire rire de soi parce qu'on est vieille fille que de ne pouvoir rire soi-même parce qu'on est mariée?. » Cet humour anticonformiste surprend au sein d'une société rétrograde et repliée sur elle-même comme le Québec de l'époque. Sergine Desjardins, journaliste et romancière, le met en relief avec talent dans le premier tome de Robertine Barry, biographie qu'elle entend compléter par un autre volume à l'automne. »
« La biographie en deux tomes de Sergine Desjardins nous brosse un portrait captivant d'une femme décidée qui a apporté beaucoup à la société de son époque et par ricochet, à la société d'aujourd'hui. Robertine Barry a défié les conventions et fortement milité pour que les femmes puissent occuper les mêmes emplois que les hommes, aux mêmes conditions. Issue de la bourgeoisie, les critiques ont été cinglantes envers elle tout au long de sa vie [...]. »
« Ce premier tome d'une biographie fortement documentée (la bibliographie en fin de volume est d'ailleurs une vraie mine d'or) est captivant. Il nous plonge à une époque magnifiquement bien décrite et nous suivons les traces de Robertine de sa naissance jusqu'à son embauche au journal La Patrie. Le livre se lit comme un vrai roman, avec de nombreux détails sur la vie des personnalités qui entourent Robertine et sur son parcours dans le monde du travail. Le portrait familial des Barry que brosse Sergine Desjardins est fabuleux, nous donnant l'impression de les connaître et d'évoluer près d'eux. Anecdotes familiales, historiques et politiques, c'est le tableau d'une époque qui nous est offert, avec ses croyances et ses rituels. La biographie est remplie d'extraits d'articles de journaux ou de lettres [...]. »
« La relation qu'elle entretenait avec Émile Nelligan faisait énormément jaser. Une femme célibataire, beaucoup plus âgée que le jeune poète, qui pouvait passer des heures à parler littérature et poésie avec lui, n'était pas bien vu à l'époque. D'ailleurs, nombre de choses que faisait Robertine était perçu d'un mauvais oeil dans la société conservatrice et religieuse du Québec au début du XXe siècle [...]Aimant énormément le travail de Sergine Desjardins que j'avais découvert avec son excellent roman Marie Major, c'est avec beaucoup d'attentes que je me suis penchée sur la vie de Robertine Barry [...] Robertine Barry la femme nouvelle, va au-delà de mes attentes en nous offrant le portrait d'une femme unique, défiant l'autorité et les considérations de son époque en prônant des idées que le peuple n'était pas tout à fait prêt à endosser [...] Un ouvrage bien documenté que je suggère fortement à tous les passionnés d'histoire et surtout, de l'histoire des femmes. Robertine fut une pionnière dans de nombreux domaines et elle mérite d'être reconnue aujourd'hui pour tout ce qu'elle a fait pour la cause des femmes. »
« Après Robertine Barry. La femme nouvelle, voici le second volume de cette passionnante biographie de la première femme journaliste canadienne-française. L'époque de Robertine est particulièrement bien décrite, des mentalités en passant par la religion qui dictait la vie personnelle et publique du temps. Plusieurs sujets différents son abordés dans le livre : l'hygiène, les maladies et la médecine, les voyages, le clergé, la censure, les salons et les cercles littéraires, les transports, la mode, etc. On assiste également à l'évolution du journalisme qui a fait peu à peu une place aux femmes comme Robertine et à la révolution qu'entraîne l'apparition de la photographie. Ce second tome est tout aussi captivant que le premier [...] La biographie de Robertine Barry manquait décidément dans le paysage littéraire québécois. Il était temps qu'une auteure de talent redonne ses lettres de noblesse au travail d'une femme qui s'est battue toute sa vie contre l'inconscience et les préjugés pour offrir aux victimes d'injustice un monde un peu plus ouvert [...] Une biographie en deux tomes à découvrir, passionnante et instructive. »
« Lorsqu'on prend un bouquin et qu'on ne peut plus le déposer, au détriment de son propre sommeil ou de la faim, c'est qu'on a entre les mains le dernier opus de Sergine Desjardins, Robertine Barry. On l'appelait Monsieur. Les sujets qui y sont traités éclairent le lecteur sur la vie dans l'univers journalistique, artistique, politique et littéraire de la fin du X1Xe siècle. »
« Robertine Barry de Sergine Desjardins, un solide coup de coeur. »
« La biographie de Sergine Desjardins est très bien écrite et très agréable à lire. L'auteure ne se contente pas d'aligner platement des faits et des dates. Elle nourrit son récit d'anecdotes sur Robertine, sa famille et les personnes qu'elle a fréquentées. Parmi ses amies, on peut compter des personnalités féminines de l'époque comme Marie Gérin-Lajoie, Joséphine Dandurand-Marchand, la journaliste française Sévérine, l'écrivaine Laure Conan ou même la très grande Sarah Bernhardt. Elle a aussi côtoyé des artistes ou des hommes publics comme Émile Nelligan, Wilfrid Laurier, Henri Bourassa ou Honoré Beaugrand.
Le récit de Sergine Desjardins fourmille de mille faits sur la société québécoise du XIXe siècle qui animent qui le portrait qu'elle en fait. Plusieurs photos de Robertine et des gens et édifices de l'époque viennent illustrer le livre. Madame Desjardins cite abondamment les écrits de Françoise (le nom de plume de Robertine), ce qui nous permet de mieux saisir sa personnalité pleine d'humour et d'intelligence et la rend d'autant plus attachante. De plus, l'auteure parle beaucoup des débuts du féminisme au Canada et en Europe, de la place des femmes dans la littérature et cite plusieurs auteurs pour appuyer ses dires. Ce qui nous permet de constater qu'elle a fait une très solide recherche historique pour écrire cette biographie.
Et comme le dit le résumé, la vie de Robertine se lit comme un grand roman parce qu'elle eut une destinée - et fut une femme - hors du commun. Je crois qu'elle peut facilement être considérée comme un modèle et une source d'inspiration. Cette biographie trônera désormais dans le panthéon personnel de mes coups de coeur. Je vais la lire et la relire tant elle est venue nourrir ma réflexion. Je la recommande à tout lecteur curieux et désireux d'apprendre, car elle représente un bon équilibre entre le divertissement et l'information. Et le deuxième tome, On l'appelait Monsieur, est déjà dans ma Pile À Lire!. »
Critiques de Marie Major:
« Ce roman fait honneur à la famille des romans historiques. L'auteure s'astreint à une recherche minutieuse, mais elle comble librement les vides laissés par une histoire forcément stylisée. À cela s'ajoute une chaude empathie entre l'auteure et son héroïne : comment s'en étonner quand on sait que Marie Major est l'aïeule de l'auteure ? La Nouvelle-France que décrit Marie Major pratique le soupçon, la misogynie, la superstition. Autant que d'autres sociétés, mais avec moins de propension à brûler les sorcières. L'arbitraire clérical et judiciaire sévit avec force, avec le résultat que l'épouse paie de sa liberté les frasques du mari volage et hypocrite et que l'évêque obéit à sa vanité plus qu'à un quelconque sentiment de justice. Bien construit, émouvant, persuasif. »
« Mêlant la réalité et la fiction, voici un roman tout à fait dans l'esprit des Fêtes du 400e. Vivant à Rimouski, où elle s'est fait un nom et une réputation, Sergine Desjardins raconte la vie de son ancêtre Marie Major. Une fille du roi de bonne famille qui a débarqué en Nouvelle-France en 1668 et qui a épousé un certain Antoine Roy dit Desjardins. Ce Desjardins était soldat dans le régiment de Carignan. Un jour, on l'a retrouvé mort dans le lit de sa maîtresse. Trucidé par le cocu. Pittoresque, solidement documenté et agréablement écrit, ce roman entraîne le lecteur dans les couloirs de la justice de l'époque. Une curieuse justice où un simple boulanger pouvait devenir... juge!. »
« La sortie de ce livre a ravi bien des lecteurs et des critiques qui l'ont louangé à profusion. Et bien justement. En effet, l'histoire de cette Fille du Roy, Marie Major a de quoi suscité notre admiration. L'auteure s'en tient magnifiquement aux données historiques glanées au cours des 2 procès intentés à Marie Major dont le mari a été assassiné dans le lit de sa maîtresse... et c'est, non pas à l'assassin qu'on fait un procès mais à Marie Major... Pourquoi ? Parce qu'à l'époque, elle n'a pas su garder son mari à la maison !!! Elle fut condamnée au bannissement perpétuel et tous ses biens furent saisis. Peut-on rester insensible à ce drame ??? [...] Sergine Desjardins inscrit à la fin de son livre, les noms des personnages historiques pour bien distinguer la réalité de cette histoire vécue et ce que l'imagination offre de complément. Une oeuvre essentielle, un « bijou. » dit Yves Landry. La vie des Filles du Roy ne nous est pas tellement connue ; elles ont vécu dans l'ombre de leurs époux comme la plupart de nos ancêtres-femmes. Le devoir de mémoire nous comble par Sergine Desjardins. Merci.. »
« Marie Major de Sergine Desjardins, je le lis, que dis-je, je le dévore... et j'apprends notre Histoire. Superbement écrit. »
« Amour, suspense, passion...Ce roman historique documenté, ficelé et agréablement bien écrit m'a fait passer par toutes les gammes d'émotions. Je me suis attachée au personnage de Marie, cette femme marginale et forte, et elle m'a habitée bien au-delà de ma lecture. Un pur moment d'enchantement. »
« Ce livre est un roman historique, qui surfe sur les 400 ans de Québec. J'ai commencé la lecture avec un certain a priori. Une histoire de déjà vu. Pourtant, après quelques pages, j'ai été séduit par l'histoire, mais aussi par la formidable écriture de l'auteure. Marie Major est une femme exceptionnelle, indépendante qui a une soif de vivre et de lecture hors normes. Le chroniqueur que je suis est devenu un simple lecteur qui s'enivrait des pages les unes après les autres. Découvrir Marie Major, c'est découvrir une ancêtre, un personnage historique aux dimensions humaines incomparables, on l'a souhaite presque comme une amie si on avait vécu à son époque. On s'attache aux personnages qui sont les traits d'un grand livre. Une réussite. »
« Auteure de talent, Sergine Desjardins nous offre ici une oeuvre fascinante. Un roman historique inspiré d'un fait réel, (Marie Major est l'ancêtre de la romancière) qui raconte le parcours semé d'embûches d'une femme, Marie Major (d'où le titre) qui doit se battre pour ses convictions dans un monde où les femmes n'ont souvent d'autres choix que d'accepter leur sort. Un récit poignant, quelquefois bouleversant, mais toujours passionnant. Une excellente lecture qui vous fera passer un bon moment tout en vous permettant de voyager au XV11e siècle. »
« Douée d'une belle plume, Sergine Desjardins parsème son récit de notes historiques, d'extraits de documents d'archives et d'actes notariés. Elle cite à plusieurs reprises des historiens français et canadiens. On aura rarement eut l'occasion de se faire raconter l'histoire de manière aussi intéressante et réaliste. Marie Major est le fruit d'un travail colossal soutenu par une impressionnante bibliographie. De plus, une courte biographie est donnée pour chacun des personnages ayant déjà existés. Puisqu'il s'agit d'un roman, il faut savoir que les traits de caractère, les sentiments et les paroles des personnages historiques sont le fruit de l'imagination de l'auteure. Par ailleurs, comme le dit l'auteure, dans sa note, il est des sentiments, des souffrances et des joies qui sont universels et intemporels. Plus de trois cent cinquante ans plus tard certains aspects de la vie de Marie Major sont encore étonnamment actuels. J'ai beaucoup aimé ce roman qui nous conduit dans un univers qui nous paraît aujourd'hui invraisemblable mais qui pourtant était bien réel. »
« Un fait vécu intéressant, bien raconté. Une histoire touchante qui s'est passée entre les murs de Québec en 1684. Grâce à cette lecture, j'ai approfondi mes connaissances sur cette époque. J'apprécierai donc de meilleure façon, les fêtes du 400e, dans cette ville si riche en histoire : Québec. Je tiens à souligner les annexes bien détaillées donnant des explications supplémentaires concernant les faits et les personnages historiques. De plus, vous y retrouverez une bibliographie assez intéressante si vous avez le goût de poursuivre sur le sujet. »
Marie Major. Coup de coeur chez Québec Loisirs, automne 2008 : « Amour, suspense, passion....Ce roman documenté, ficelé et agréablement bien écrit m'a fait passer par toutes les gammes d'émotions. Je me suis attachée au personnage de Marie, cette femme marginale et forte et elle m'a habitée bien au-delà de ma lecture. Un pur moment d'enchantement!. »
« Roman historique merveilleusement bien documenté, Marie Major nous raconte l'histoire de l'ancêtre de l'auteur. Ce roman n'est toutefois pas construit comme les autres romans historiques que j'ai lus. Faisant la part belle aux faits historiques, aux données sociologiques de l'époque, ce roman traite des moeurs, coutumes et croyances des premiers habitants de la Nouvelle-France. L'auteur ne se contente pas de nous raconter la vie de Marie Major, mais fait le parallèle avec ce qui fut le drame de la vie de cette femme et les crimes et châtiments en Nouvelle-France. De quoi étonner plus d'un lecteur! On connaît rarement cette partie de l'Histoire, soit les dessous des procès, procédures et jugements. En Nouvelle-France à cette époque, la victime était souvent aussi coupable que le criminel et était jugée en conséquence. Les humiliations publiques étaient encouragées pour punir les crimes et servaient d'exemple aux autres colons. Les pendaisons et les humiliations étaient de vrais "spectacles" auxquels assistait la foule. Il arrivait parfois qu'on utilise la pendaison par effigie (pendre une image du criminel) lorsque celui-ci s'était enfui. Les châtiments corporels étaient choses courantes: un enfant qui avait volé un pain était marqué au fer rouge de la lettre V (voleur). On coupait la langue à ceux qui blasphémaient, après une septième offense. Les femmes cachaient régulièrement leurs connaissances, si elles avaient eu la (mal)chance de faire des études. Elles signaient d'une croix les documents relatifs à leur mariage par exemple, pour ne pas éveiller les soupçons et être montrée du doigt comme étant une "précieuse ridicule". La femme qui démontrait le désir d'apprendre était alors taxée d'orgueilleuse. Marie était alors vue comme une extravagante, en avance sur son temps. On parle beaucoup de son métier de sage-femme et j'ai trouvé intéressant d'en connaître plus sur les méthodes utilisées alors. Pour pratiquer légalement la profession, la sage-femme devait avoir en sa possession un certificat de bonnes moeurs. La morale valait beaucoup plus en ce temps que les connaissances et l'habileté à exercer le métier... Le roman est augmenté d'une annexe volumineuse qui est très intéressante et qui complète bien le roman. On nous livre la généalogie d'Antoine Roy dit Desjardins et de Marie Major, sa femme, ainsi que ceux dont les noms de famille sont susceptibles d'être leurs descendants. Par exemple Alphonse Desjardins, fondateur des caisses du même nom est un de leurs descendants. Dans l'annexe, une initiative que j'ai beaucoup appréciée: une section pour dénouer le vrai de l'imaginaire, la vraie vie de la fiction dans ce roman. Je trouve intéressant que l'auteur nous explique un peu ses recherches car après la lecture d'un roman historique je me pose souvent la question: "est-ce vraiment ainsi que les événements se sont passés? Quels événements ont pu être vérifiés?". L'auteur donne beaucoup de pistes pour le lecteur avide d'histoire: des livres à lire et des sites Web à visiter pour consulter des documents historiques et en apprendre plus. L'auteur parle du préjugé entourant le statut de Filles du roi, qui sont souvent vues comme des filles aux moeurs légères, des prostituées. Certes, il y en avait. Cependant, ces filles étaient envoyées en Nouvelle-France pour peupler le pays. Le roman donne envie de se documenter sur cet aspect de l'histoire. J'ai bien envie de lire le livre de Yves Landry sur les Filles du roi. Si cet aspect de l'histoire vous intéresse, ce roman est assurément à découvrir!. » 9/10
Inspirée par son ancêtre. La généalogie mène à tout, même à la littérature. C'est le cas de Sergine Desjardins qui vit à Rimouski. Elle nous fait cadeau d'un beau roman historique inspiré par son ancêtre Marie Major, fille du Roy et qui épousera dès son arrivée en Nouvelle-France Antoine Roy dit Desjardins. Elle ne l'aura pas facile la Marie, car elle aura la douleur de perdre son mari qui périra assassinée. Il avait de surcroît une amante, Anne, qui sera pointée du doigt par les gens du coin pour avoir commis la trahison de l'adultère. Nous voyons, grâce à l'esprit imaginatif de la romancière, tout le désarroi de son ancêtre qui doit composer avec ce destin funeste. Nous devons à Sergine Desjardins de beaux dialogues qui pourraient être portés au grand écran. Ah! oui, quel sera le sort du meurtrier d'Antoine ? Nous n'allons quand même pas tout vous dire. Allez, faites preuve de curiosité. Vous ne serez pas déçus. Marie Major. Sergine Desjardins. Guy Saint-Jean éditeur. 484p. www.saint-jeanediteur.com
« Magnifique ouvrage. Très bien documenté. Un bijou! Je lui donne une note exceptionnelle.. »
« Marie Major, un bel ouvrage qui nous ramène à l'époque des Filles du roi. Presqu'un roman policier dans la mesure où vous parlez de libertinage, de meurtre, procès, emprisonnement, injustice et les féministes d'aujourd'hui seraient très choquées de voir la réalité qu'a vécue Marie Major suite à ce cocufiage de son mari. [...] Beaucoup de recherches ont dû être faites et vous présentez aussi à la fin de l'ouvrage tous les personnages historiques que Marie Major a croisé à travers le temps [...] Belle lecture estivale. Une histoire qui est peut-être loin de la nôtre en terme de temps mais qui peut nous expliquer beaucoup d'éléments d'aujourd'hui. Marie Major que je vous recommande chaudement. »
« Avec Marie Major, Sergine Desjardins nous livre un roman historique inspiré de l'histoire captivante de son ancêtre, une femme qui a vécu tant bien que mal avec les injustices de son époque. »
« Au milieu des années 1600, Marie Major arrive en Nouvelle-France en tant que Fille du roi. À son arrivée, elle doit respecter la coutume disant que ces filles doivent se marier très rapidement afin de peupler la colonie. C'est tout un changement dans la vie de cette jeune bourgeoise indépendante dont le destin a basculé. Très rapidement, elle doit s'adapter à une vie rude et à un milieu où l'éducation n'est pas valorisée. Puis le destin fait à nouveau des siennes. Son mari, Antoine Roy dit Desjardins, est assassiné alors qu'il est dans les bras de sa maîtresse. S'ensuit une chute sociale qui lui fera découvrir une force qu'elle ne soupçonnait pas. Ce roman est le premier de l'auteure même si elle a écrit des essais et publié plusieurs articles dans différents magazines. Et pourtant, on n'a absolument pas l'impression de lire un premier roman. L'écriture coule bien et l'histoire se lit toute seule. On sent aussi que l'auteure a fait beaucoup de recherches afin de bien rendre la vie de son héroïne et l'époque où le récit se situe De plus, il est intéressant d'apprendre que Sergine Desjardins est une des descendantes de cette femme hors du commun. Évidemment, les documents d'époque étant assez rares, surtout pour une femme n'appartenant pas l'aristocratie, l'auteure s'est permis de romancer la vie de Marie Major. Et elle a rendu son histoire palpitante. Tellement qu'on aurait presque envie de vivre à cette époque qui était loin d'être facile. Le seul petit bémol de ma lecture est que j'ai trouvé la première partie (le procès) un peu longue. Mais que ça ne vous empêche pas de lire ce roman! Vous y apprendrez tout plein de choses sur la vie en Nouvelle-France tout en lisant une histoire palpitant. » 4.5/5
« Sur une toile de fond de la seconde moitié du XVIIe siècle, Sergine Desjardins a effectué des recherches rigoureuses pour raconter l'histoire captivante de son ancêtre Marie Major, une fille du roi qui a vécu les injustices des femmes de son époque, dans une Nouvelle-France où le paraître primait sur tout. Elle a écrit une histoire captivante inspirée par le vécu des femmes de cette époque mais en y mêlant une romance tout à fait plausible. Aussi passionnant qu'un polar moderne, ce livre de près de 500 pages fait état d'une époque heureusement révolue où le clergé exerçait une influence indéniable faisant peu de cas de l'intelligence des femmes. Un livre à lire. »
« Marie Major. C'est un excellent bouquin. »
« J'ai adoré ça. Tous les gens qui aiment les biographies vont aimer ça car Marie Major a vraiment existé. [...] Ce qui est intéressant, c'est qu'on suit le procès de l'assassin. On voit le peu de droits qu'avaient les femmes à l'époque. (....) Ce qui est fascinant aussi c'est qu'on en apprend énormément sur l'Histoire. Comme se déroulaient les procès à l'époque... Quels étaient les droits des femmes... Même s'il y a beaucoup d'informations historiques, Sergine Desjardins réussit à faire un bon roman. Il y a une belle intrigue. On est fasciné d'un bout à l'autre. »
« Bien que cette Marie Major ne soit pas liée directement aux Audet dit Lapointe, les amateurs de ce genre de roman seront comblés. Les moeurs de l'époque sont adroitement racontées. Ma lecture du roman n'est pas encore terminée, mais depuis le début j'apprécie beaucoup la lecture de «Marie Major» Le style de Madame Sergine Desjardins me plaît énormément. »
« J'ai lu ce que j'appellerais mon bijou des dernières semaines. Il s'agit de Marie Major, roman historique inspiré de la vie d'une Fille du roi dont l'époux, Antoine Roy dit Desjardins, fut assassiné. Sergine Desjardins a fait une recherche magnifique pour écrire ce livre-là. [...] C'est un roman qui n'est pas plate, il n'est pas trop historique, on entre vraiment dans la vie de Marie Major. [...] On est projeté dans un autre siècle. [...]. C'est très très très intéressant. Vous allez lire ça comme si c'était du bonbon. C'est un chef-d'oeuvre. Vous allez adorer ça. »
« Filles du roi, métiers de l'époque comme celui de tonnelier, de sage-femme, de chirurgien, Marie Major évoque mille et un détails de la vie en Nouvelle-France. Ces personnages dramatiques, mais authentiques, ont été mis en scène par une de leur descendante, Sergine Desjardins. Ce couple d'ancêtres compte notamment parmi ces descendants des Gagnon, Hudon-Beaulieu, Miville-Deschêsnes, Roy, Voisine et bien d'autres. À lire pour le plaisir et pour l'histoire. »
« À lire : Marie Major. Une affaire d'assassinat du temps des Filles du roi : fondée sur des documents notariés de la fin du 17e siècle, une histoire d'amour campée dans le décor de la ville de Québec à l'époque de la Nouvelle-France. »
« Je vais vous parler des bons auteurs qu'on a à l'affiche, parmi nos meilleurs vendeurs (....) Il y a Marie Major de Sergine Desjardins. C'est un roman historique et c'est écrit merveilleusement bien. On a le goût de le lire jusqu'au bout. Je le recommande. »
« Si Sergine Desjardins avait vécu au temps du roman les Demi-civilisés de Jean-Charles Harvey, elle aurait sans doute été mise à l'index par l'autorité religieuse. À l'index? Ses descriptions des autorités religieuses ne sont pas très élogieuses. Elle prend soin d'en aviser le lecteur: "L'attitude de Mgr de Laval est imaginaire mais plausible, compte tenu de la façon dont les hommes d'Église jugeaient généralement les femmes à cette époque". [...] En annexe, surprises! Sergine Desjardins fait le point entre la réalité, qui, en passant, est appuyée par une recherche minutieuse, et la fiction du roman. »
« Sergine Desjardins partage avec passion le fruit de ses recherches portant sur son ancêtre Marie Major, une Fille du Roy dont elle raconte le destin tragique. L'auteure a fait énormément de recherches et c'est une recherche très très convaincante, c'est-à-dire qu'on sent son émotion et sa passion quand elle découvre la vie de son ancêtre. [...]. La position des femmes dans la colonie était difficile. On oublie à quel point les femmes étaient peu considérées [...] J'ai été vraiment scandalisée par le personnage de Mgr de Laval. Je l'admirais, mais maintenant j'admire Marie de l'Incarnation qui avait la force pour lui résister. On voit une Église catholique qui est très peu généreuse et très préoccupée de pouvoir. (....) Dans ce livre, il y a de l'amour, de l'amitié, de la sensualité et un très très beau Sauvage. Les derniers jours de Marie à l'Hôpital quand elle se meurt sont très très émouvants. C'est une très belle histoire. Le récit intègre de nombreux détails sur la vie des habitants de la Nouvelle-France. Le grand intérêt de cette lecture réside dans cette évocation des faits historiques. Si on aime l'Histoire, le passé, c'est passionnant à lire. »
« Marie Major. C'est fascinant. J'ai adoré lire ce livre-là. »
« Vous êtes une conteuse absolument fabuleuse. On a envie de vous lire et de vous entendre. »
« Des ancêtres étonnants : Sergine Desjardins, de Rimouski, auteure d'un roman historique inspiré de la vie de son ancêtre, Marie Major, une fille du Roy dont l'époux, Antoine Roy dit Desjardins, a été assassiné dans le lit de sa maîtresse, en 1684, obtient beaucoup de succès avec la série de conférences q'elle présente depuis peu en Gaspésie et dans le Bas-du-Fleuve. Après avoir entretenu les membres de la Société de généalogie de Rimouski, au début du mois, Mme Desjardins sera dimanche au presbytère de Sainte-Flavie, près de Mont-Joli, à 14 h. Elle y parlera encore une fois de ses recherches qui ont mis au jour de nombreux faits historiques méconnus, comme le fait que le juge qui a siégé au procès pour meurtre de l'assassin de Roy exerçait le métier de boulanger à son arrivée au pays.... »